Gains de productivité de 730 M$ - Le ministre Yves Bolduc annonce une réduction des dépenses administratives au profit des soins et services

10 décembre 2010 | par Louis Fiset

Québec, le 10 décembre 2010 - Le ministre de la Santé et des Services sociaux, le docteur Yves Bolduc, a annoncé que d'ici 2013-2014, les dépenses administratives dans le secteur de la santé et des services sociaux seront réduites de façon marquée au profit des soins et services offerts à la population. Des gains de productivité de 730 millions de dollars sont visés, un objectif qui s'inscrit dans le cadre du plan de réduction des dépenses rendu public le 11 novembre dernier par la présidente du Conseil du trésor, madame Michelle Courchesne. 
« Nous faisons déjà preuve d'une productivité remarquable dans le secteur de la santé et des services sociaux. Alors que nous dépensons moins par personne que toutes les autres provinces canadiennes, nous nous situons dans le peloton de tête pour des indicateurs comme l'espérance de vie et la mortalité infantile. Actuellement, les dépenses administratives comptent pour 5,8 % du total, et le taux d'encadrement du réseau est de 5 %. Nous souhaitons améliorer davantage la performance, sans toutefois couper dans les soins à la population », a déclaré le ministre Bolduc. 
La cible de 730 millions de dollars (montant cumulatif de 2011-2012 à 2013-2014) se répartit comme suit : 
Administration et soutien : 100 millions de dollars
Technologies de l'information : 70 millions de dollars
Approvisionnement :100 millions de dollars
Baisse du prix des médicaments :190 millions de dollars
Amélioration de l'efficience dans la dispensation des services : 270 millions de dollars
Dans le domaine de l'administration et du soutien, on continuera à ne remplacer qu'un poste sur deux à l'occasion des départs à la retraite. Une réduction des dépenses de fonctionnement sera rendue possible par le regroupement de différents services administratifs sur une base intrarégionale et interrégionale, par des initiatives de type Lean, par l'optimisation des services de soutien et par une révision des mandats respectifs des paliers national, régional et local. 
Dans le champ des technologies de l'information, il s'agira par exemple de regrouper les salles de serveurs, d'optimiser des actifs d'intérêt commun (comme le courrier électronique) et d'implanter la téléphonie IP. 
Pour ce qui est de l'approvisionnement, on réduira le nombre de corporations d'achat en misant sur une spécialisation de leur expertise, on rendra obligatoire la participation au processus d'achat, tout en optimisant et en standardisant la chaîne d'approvisionnement dans les établissements. 
Du côté des médicaments, le ministre a déjà annoncé que le prix d'un produit générique s'établira progressivement à 25 % du prix du médicament innovateur correspondant, une importante source d'économie pour le réseau de la santé. 
Par ailleurs, on procédera par appel de propositions auprès des établissements et des agences afin de mettre en place des projets et des mesures permettant d'améliorer l'efficience dans la dispensation des services à la population. 
L'atteinte de certains des objectifs évoqués par le ministre serait facilitée par l'adoption du Projet de Loi visant à améliorer la gestion du réseau de la santé et des services sociaux, présenté aujourd'hui même (9 décembre) à l'Assemblée nationale. Les modifications législatives proposées portent notamment sur la composition des conseils d'administration des établissements et des agences, sur le choix de leurs dirigeants, sur le renforcement de l'imputabilité et sur la participation de la population. Sont également proposées des mesures donnant aux agences de santé et de services sociaux et au ministre la possibilité de soutenir des établissements du réseau éprouvant des difficultés ou d'intervenir auprès d'eux de façon graduée. 
« L'efficience de notre réseau de santé et de services sociaux et de son volet administratif vont nécessairement de pair avec la satisfaction des usagers à l'égard de ceux-ci. Les gestes que nous posons en matière budgétaire, réglementaire et législative permettront d'utiliser plus adéquatement les ressources dont nous disposons. Il sera ainsi possible de poursuivre et d'accentuer notre travail des dernières années en vue d'améliorer la qualité, l'accessibilité, la continuité et la fluidité des services, dans le respect de nos employés et de nos professionnels. C'est aussi de cette manière que nous pourrons assurer la pérennité de notre système public de santé et de services sociaux », a conclu le ministre de la Santé et des Services sociaux.
Gouvernement du Québec
www.gouv.qc.ca

Québec, le 10 décembre 2010 - Le ministre de la Santé et des Services sociaux, le docteur Yves Bolduc, a annoncé que d'ici 2013-2014, les dépenses administratives dans le secteur de la santé et des services sociaux seront réduites de façon marquée au profit des soins et services offerts à la population. Des gains de productivité de 730 millions de dollars sont visés, un objectif qui s'inscrit dans le cadre du plan de réduction des dépenses rendu public le 11 novembre dernier par la présidente du Conseil du trésor, madame Michelle Courchesne. 

« Nous faisons déjà preuve d'une productivité remarquable dans le secteur de la santé et des services sociaux. Alors que nous dépensons moins par personne que toutes les autres provinces canadiennes, nous nous situons dans le peloton de tête pour des indicateurs comme l'espérance de vie et la mortalité infantile. Actuellement, les dépenses administratives comptent pour 5,8 % du total, et le taux d'encadrement du réseau est de 5 %. Nous souhaitons améliorer davantage la performance, sans toutefois couper dans les soins à la population », a déclaré le ministre Bolduc. 

La cible de 730 millions de dollars (montant cumulatif de 2011-2012 à 2013-2014) se répartit comme suit : 

Administration et soutien : 100 millions de dollars

Technologies de l'information : 70 millions de dollars

Approvisionnement :100 millions de dollars

Baisse du prix des médicaments :190 millions de dollars

Amélioration de l'efficience dans la dispensation des services : 270 millions de dollars

 

Dans le domaine de l'administration et du soutien, on continuera à ne remplacer qu'un poste sur deux à l'occasion des départs à la retraite. Une réduction des dépenses de fonctionnement sera rendue possible par le regroupement de différents services administratifs sur une base intrarégionale et interrégionale, par des initiatives de type Lean, par l'optimisation des services de soutien et par une révision des mandats respectifs des paliers national, régional et local. 

Dans le champ des technologies de l'information, il s'agira par exemple de regrouper les salles de serveurs, d'optimiser des actifs d'intérêt commun (comme le courrier électronique) et d'implanter la téléphonie IP. 

Pour ce qui est de l'approvisionnement, on réduira le nombre de corporations d'achat en misant sur une spécialisation de leur expertise, on rendra obligatoire la participation au processus d'achat, tout en optimisant et en standardisant la chaîne d'approvisionnement dans les établissements. 

Du côté des médicaments, le ministre a déjà annoncé que le prix d'un produit générique s'établira progressivement à 25 % du prix du médicament innovateur correspondant, une importante source d'économie pour le réseau de la santé. 

Par ailleurs, on procédera par appel de propositions auprès des établissements et des agences afin de mettre en place des projets et des mesures permettant d'améliorer l'efficience dans la dispensation des services à la population. 

 

L'atteinte de certains des objectifs évoqués par le ministre serait facilitée par l'adoption du Projet de Loi visant à améliorer la gestion du réseau de la santé et des services sociaux, présenté aujourd'hui même (9 décembre) à l'Assemblée nationale. Les modifications législatives proposées portent notamment sur la composition des conseils d'administration des établissements et des agences, sur le choix de leurs dirigeants, sur le renforcement de l'imputabilité et sur la participation de la population. Sont également proposées des mesures donnant aux agences de santé et de services sociaux et au ministre la possibilité de soutenir des établissements du réseau éprouvant des difficultés ou d'intervenir auprès d'eux de façon graduée. 

« L'efficience de notre réseau de santé et de services sociaux et de son volet administratif vont nécessairement de pair avec la satisfaction des usagers à l'égard de ceux-ci. Les gestes que nous posons en matière budgétaire, réglementaire et législative permettront d'utiliser plus adéquatement les ressources dont nous disposons. Il sera ainsi possible de poursuivre et d'accentuer notre travail des dernières années en vue d'améliorer la qualité, l'accessibilité, la continuité et la fluidité des services, dans le respect de nos employés et de nos professionnels. C'est aussi de cette manière que nous pourrons assurer la pérennité de notre système public de santé et de services sociaux », a conclu le ministre de la Santé et des Services sociaux.

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