Des ainés accros à leurs pilules

3 février 2011 | par Louis Fiset

Des ainés accros à leurs pilules
Montréal, le 3 février 2011 - L'usage inadéquat de médicaments et les dépendances qui en découlent atteignent une ampleur préoccupante chez les personnes âgées au Québec. Si ce problème est complexe et lourd de conséquences, il n'est cependant pas sans issue. Des experts de l'Université de Montréal proposent des solutions.
«C'est inquiétant, affirme sans ambages la Dre Cara Tannenbaum, de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal. On parle de médicaments surs et efficaces mais, si l'on en prend sur une longue période, il peut se créer une dépendance. Or, cela expose les ainés de façon prolongée aux effets secondaires de ces médicaments, et c'est cela qui me préoccupe.» Plus d'une fois sur cinq, fait-elle remarquer, quand une personne âgée est admise à l'hôpital, les médicaments y sont pour quelque chose.
La professeure rattachée aux facultés de médecine et de pharmacie de l'UdeM se dit surtout tracassée par l'usage soutenu des benzodiazépines, des anxiolytiques héritiers du Valium, particulièrement répandu chez les Québécoises de 65 ans et plus. «Il y a beaucoup de femmes qui prennent de ces “pilules pour dormir” de façon continue depuis 30 ou 40 ans, souligne la gériatre, alors qu'il est recommandé de ne pas dépasser quelques semaines...»

Montréal, le 3 février 2011 - L'usage inadéquat de médicaments et les dépendances qui en découlent atteignent une ampleur préoccupante chez les personnes âgées au Québec. Si ce problème est complexe et lourd de conséquences, il n'est cependant pas sans issue. Des experts de l'Université de Montréal proposent des solutions.

«C'est inquiétant, affirme sans ambages la Dre Cara Tannenbaum, de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal. On parle de médicaments surs et efficaces mais, si l'on en prend sur une longue période, il peut se créer une dépendance. Or, cela expose les ainés de façon prolongée aux effets secondaires de ces médicaments, et c'est cela qui me préoccupe.» Plus d'une fois sur cinq, fait-elle remarquer, quand une personne âgée est admise à l'hôpital, les médicaments y sont pour quelque chose.

La professeure rattachée aux facultés de médecine et de pharmacie de l'UdeM se dit surtout tracassée par l'usage soutenu des benzodiazépines, des anxiolytiques héritiers du Valium, particulièrement répandu chez les Québécoises de 65 ans et plus. «Il y a beaucoup de femmes qui prennent de ces “pilules pour dormir” de façon continue depuis 30 ou 40 ans, souligne la gériatre, alors qu'il est recommandé de ne pas dépasser quelques semaines...»

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