Programme de soutien à la recherche

 

Chaque année, le programme de soutien à la recherche de l'AMUQ permet à deux chercheur(euse)s d'obtenir une bourse de 3 000 $.

Pour soumettre votre projet, cliquez ici. La date limite de soumission des projets est le lundi 20 septembre 2021, 12 h.

• Tout(e) candidat(e) doit être membre de l’AMUQ.
• Le projet doit porter sur des aspects liés à la médecine d’urgence.
• Les projets dont le site d’étude est au Québec ont priorité.
• Les projets soumis par des résident(e)s en médecine ont priorité. Elle va ensuite aux chercheurs(euses) ayant moins d’expérience, puis aux plus expérimenté(e)s.
• Les candidat(e)s résident(e)s en médecine doivent être supervisé(e)s par une personne qui a déjà une certaine expérience en recherche.
• Le travail doit avoir été réalisé en majeure partie par la personne qui applique pour la bourse (de la conception jusqu’à la diffusion des résultats du projet).

L’attribution des bourses est soumise aux conditions suivantes : les résultats principaux de la recherche devront être présentés lors d’une prochaine activité de formation médicale continue de l’AMUQ sous forme d’affiche. De plus, lors de prochaines présentations ou publications, les chercheur(euse)s devront mentionner que leurs projets ont été réalisés grâce à une bourse de l’AMUQ. Vous pouvez obtenir le logo de l’AMUQ en communiquant avec Louis Fiset, agent de communication, à l’adresse lfiset@amuq.qc.ca.

Deux bourses de recherche de 3000 $ sont disponibles chaque année. Une seule bourse est attribuée par candidat(e) et par projet de recherche. Le montant de la bourse est versé en deux versements : 2000 $ remis aux lauréats lors de l’acceptation de leur projet par le jury de l’AMUQ et 1000 $, lors de la présentation des résultats de la recherche sur une affiche dans le cadre d’un Congrès scientifique de médecine d’urgence. Les projets gagnants seront publiés dans L’Urgentiste.

L’AMUQ se réserve le droit, selon la qualité des projets proposés, de n’offrir qu’une seule bourse, de ne pas en accorder ou encore de cesser les paiements d’une bourse déjà octroyée si un(e) candidat(e) ne respecte pas ses conditions d’attribution. De plus, les montants déjà remis pourraient être réclamés s’il est démontré qu’ils ont été utilisés de mauvaise foi ou pour des dépenses qui ne seraient pas liées au projet de recherche.

 

Lauréats du programme de soutien à la recherche de l’AMUQ 2020

Traitement des érosions cornéennes à l’urgence : évaluation de l’efficacité de l’onguent antibiotique dans la
réduction des complications (TEC TRIAL)
Laurence Baril, Marc Charles Parent, Stéphane Côté

Les érosions cornéennes représentent une des raisons de consultations ophtalmologiques les plus fréquentes à l’urgence. Malgré le fait qu’il s’agisse d’une pathologie médicale à priori simple dans sa prise en charge, il persiste une absence de consensus quant au meilleur traitement à offrir aux patients. Un sondage réalisé auprès des médecins de première ligne en 2004 révélait que 71 % de ceux-ci prescrivaient un onguent antibiotique topique à tous leurs patients avec un diagnostic d’érosion cornéenne. Toutefois, cette pratique commune ne semble pas être appuyée par des données solides et probantes. En effet, la littérature scientifique étudiant la question est limitée à quelques études de petite taille, qui n’ont démontré aucune diminution du risque de complications à la suite du traitement avec un antibiotique. De plus, certaines études publiées dans des revues spécialisées suggèrent même que l’onguent antibiotique pourrait retarder la guérison des blessures cornéennes, en plus d’apporter des coûts supplémentaires au système de santé. Finalement, il est établi que l’usage d’antibiotique de façon générale engendre certains problèmes comme les réactions allergiques et l’augmentation des résistances bactériennes. C’est dans ce contexte que nous souhaitons étudier l’utilité de l’onguent antibiotique dans la prévention des complications infectieuses liées aux érosions cornéennes. Comme la littérature à ce sujet semble déficiente et que les coûts engendrés ne sont pas négligeables, une étude randomisée sur le sujet s’avère nécessaire afin d’avoir une conduite thérapeutique fondée sur des données probantes.

Portrait provincial du niveau de préparation aux urgences pédiatriques
Zoé Garceau-Tremblay, Alexis Cournoyer, Éric Piette, Matthieu Vincent, Raoul Daoust


La clientèle pédiatrique représente près de 20 % du nombre de visites totales dans les urgences québécoises. Les enfants sont majoritairement traités dans des départements d’urgence généraux, par des professionnels non spécialisés en médecine d’urgence pédiatrique. Il s’avère essentiel que tous les hôpitaux soient préparés afin de pouvoir bien soigner les enfants qui s’y présentent. Un meilleur niveau de préparation aux urgences pédiatriques a d’ailleurs déjà été associé à une mortalité moindre pour la clientèle pédiatrique. L’objectif du présent projet est d’établir un portrait provincial du niveau de préparation aux urgences pédiatriques. Un questionnaire, adapté du Weighted Pediatric Readiness Score (WPRS), sera acheminé aux responsables de toutes les urgences du Québec offrant des soins pédiatriques primaires ou secondaires. Un score pondéré sera dégagé à partir d’items divisés en six catégories (coordination des soins ; dotations et formations du personnel ; activités d’amélioration de l’acte ; sécurité des soins ; politiques et procédures ; équipements et fournitures). En reconnaissant certaines lacunes pouvant être corrigées dans nos établissements, ce projet a le potentiel d’améliorer la qualité des soins offerts à cette clientèle vulnérable.